Un nouvel espace est en train de se créer aux Semboules. Pour soutenir les arbres qui viennent d’être plantés, une petite palissade a été installée et sur certaines d’entre elles, on peut y voir des petites ruches vides, sans abeille. A quoi cela peut-il servir ?
Au printemps, les ruches ont tendance à essaimer et les essaims, qui peuvent venir de plusieurs kilomètres, cherchent un endroit propice pour s’installer. Très souvent aux Semboules, ils se mettent entre fenêtres et volets fermés. Afin de remédier à cet inconvénient, les apiculteurs disposent dans la nature des ruchettes pièges ayant déjà hébergé auparavant des abeilles, ce qui leur donne une agréable odeur attractive.
Dans un premier temps, on peut y observer des abeilles visiteuses qui viennent explorer ce nouveau logis et, s’il donne satisfaction, quelques jours après tout l’essaim vient s’y installer.
Dans l’hypothèse où la ruchette se trouve à moins de trois kilomètres du rucher, l’apiculteur est obligé de transporter celle-ci dans un endroit distant d’au moins quatre ou cinq kilomètres et de l’y laisser une quinzaine de jours, sinon les abeilles reviendraient à l’emplacement du départ où il n’y a plus de ruchette. Ce n’est qu’après cette sorte de quarantaine, que l’apiculteur peut de nouveau rapporter cette ruchette sur son rucher.
Ces deux mini transhumances ne se font que de nuit, lorsque toutes les abeilles sont rentrées dans leur logement.
Ces ruchettes pièges sont donc installées du 15 avril au 15 juin afin d’éviter que les habitants des Semboules ne soient perturbés par la venue d’un essaim chez eux.
Malheureusement cela ne marche pas à cent pour cent : la nature fait encore ce qu’elle veut …

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